vendredi 15 juin 2007
Concombres croquants, Sauce à la crème légère
Avec le mois de juin bien installé et le retour du chaud (35° à l’ombre aujourd’hui), j’ai toujours envie de manger du frais… et pour moi la quintes- sence de la fraîcheur se trouve dans une salade de concombres bien croquants. Les quelques degrés de trop au dehors m'ont dicté l'idée d'ajouter du jus de citron dans la sauce et cette épice pétillante qu’est le poivre rouge... simplissime !
Pour 2 personnes :
- 1 petit concombre
- 1 demi-tasse de crème liquide allégée
- 1 cuillerée à soupe de jus de citron
- 1 pointe d’huile d’olive vierge extra
- Persil émietté
- Sel, muscade, poivre noir, poivre rouge (au gout)
1- Peler et couper le concombre en deux, puis en lamelles de 2 ou 3 mm dans le sens de la longueur (j’aime moins le couper en julienne, ou tagliatelles, car les tranches sont alors beaucoup plus molles et moins rafraîchissantes, selon moi).
2- Pour la sauce : mélanger crème, citron, huile d’olive, épices. En rayer les concombres. Emietter du persil par-dessus. Servir très frais.
Un p'tit mot sur les Américains…
Je sais qu’il s’est dit pas mal de choses négatives au sujet de nos voisins d’outre-atlantique au cours de ces dernières années, et en effet il y a le choix ; entre la pollution de la planète et les aliments transgéniques, les mac’do et la croissance de l’obésité, sans compter la guerre en Irak… Difficile de continuer à admirer ce « grand frère » encombrant qui nous avait tant aidés en 44. Et puis avec la montée de l’euro et celle de la Chine, on commence à se dire qu’on peut très bien se débrouiller sans eux.
Pourtant, ayant une affection toute spéciale pour ce magnifique pays qui m’a donné mon mari, le grand amour de ma vie, et bien que je ne sois pas en reste quand il s’agit de râler et de critiquer les fautes de goût de ce géant (en ces jours ou ma petite France me manque… !), j’aimerais le défendre un peu. Et surtout défendre ces gens charmants et chaleureux, tous mes voisins et amis d’ici qui m’ont accueillie comme une vraie princesse de contes de fées et ont tout fait pour me donner l’envie de vivre parmi eux à jamais…
Ils sont mignons, ces p’tits Américains de l’ouest des USA, ils sont rêveurs et enthousiastes, ils ont soif d’aventure autant que de liberté et de raffinement, et quand on leur dit : France, ils répondent en parlant de romantisme et de gastronomie tout en expliquant leurs plans d’aller s’exiler un jour là-bas… C’est vrai que leur maman ne leur a pas toujours appris à faire la cuisine ni à bien manger, alors ils continuent trop souvent (malheureusement !) la tradition en éduquant les papilles de leurs propres gamins avec des hot-dogs, pizzas et donuts. Mais invitez-les à dîner et ils s’extasieront gentiment sur vos plats en vous implorant de bien vouloir leur enseigner comment les préparer. Les Américains plus éduqués adorent poser mille questions sur la gastronomie et l’art de la table, ils demandent souvent des renseignements très spécifiques sur l’étiquette à observer dans un restaurant ou dans le bus, ou encore sur la bonne façon de dresser une table et l’ordre dans lequel les plats devraient être servis… toutes ces petites choses acquises dans l’enfance par la plupart d’entre nous –mais qui les leur aurait apprises, à eux ?
On constate en ce moment chez les Américains l’apparition d’une sorte de mouvement culturel : une soif de vrai, de tradition et de retour aux racines qui ne fait que grandir. Les medias y sont sûrement pour quelque chose : la célèbre chaîne culinaire télévisée « Food Network », par exemple, présente souvent des émissions consacrées à la cuisine européenne en général et francaise en particulier qui me font rêver moi-même.. Mais on retrouve cette tendance au niveau local aussi. Dans l’Etat où je vis actuellement, les maisons poussent comme des champignons –mais des maisons de poupée, toutes en contreplaqué (du moins c’est à cela que ça ressemble…), aux façades recouvertes de fausses briques et de fausses pierres, parce que les vrais matériaux coûtent trop cher. Alors quand mon mari parle avec excitation de ce joli petit village perdu dans les collines où j’ai passé mon enfance, avec ses rues pavées et ses bâtiments de calcite plusieurs fois centenaires, ou quand il vante la bonne cuisine de ma grand-mère lyonnaise –alors nos amis écoutent son récit comme on absorbe une belle histoire et se prennent à rêver tout haut à ce manoir au bord de la Méditerranée qu’ils ne pourront jamais s’offrir.
Ok, pour finir avec mon « mot » qui s’est avéré faire presque 10 pages et avant que je n’y passe la journée… Ce qui m’a poussée à écrire aujourd’hui, ce sont ces deux petites attentions de plus à notre égard cette semaine : les petits cookies que Carrie (prononcer Kerry), une de mes voisines, m’a fait parvenir par son mari il y a deux soirs, juste comme ça, sans raison autre que sa gentillesse et sa mignonne personnalité… et de manière complètement relax, même ! Il faut que je raconte : j’étais à mon balcon, et soudain je vois passer Ryan qui fait une promenade avec son p’tit gars : « Hey, A… ! » (c’est moi) « Can you catch this, Carrie asked me to deliver them to you ? » Là, il me lance le sachet de cookies, que j’attrape. C’est un bon joueur de basket, au fait. “They’re either chocolate mint or toffee cookies. » Mmmm, des cookies à la menthe ou au caramel croquant ! Et puis il y a aussi les magnifiques radis et salade provenant du jardin de Kendall, un collègue de mon mari –peut-être parce qu’il sait combien j’apprécie les bons produits de la terre. Et en fait, il se passe rarement une ou deux semaines sans que de similaires cadeaux nous tombent du ciel sans explication… Allez, moi j’ai encore du travail pour les rattraper !
mercredi 13 juin 2007
Scones Moelleux à ma Façon
« Oooh… Tu ne vas quand même pas poster cette recette sur ton blog !? » (C’était une tentative d’imitation de mon mari). Alors je vais prévenir tout le monde dès le début : ne cherchez pas des scones typiques ici ! Ceci est une recette hybride qui me vient de ma maman, du temps qu'elle vivait en Ecosse, et je les ai toujours connus sous cette appellation de scones… Même s’ils tiennent plutôt du biscuit pour le craquant de leur croûte quand ils sortent du four, et du… du quoi ? Du pain au lait ? Mmmm… quelque chose de ce genre. Ce n’est peut-être pas la recette la plus élégante du monde (sauf pour ceux qui, comme moi, aiment tout ce qui ressemble de près ou de loin à du pain … voilà comment je fais de la pub pour ma cuisine, moi !) mais elle est chargée de souvenirs.
Ces scones, je les aime pour la rapidité de leur confection (si j’ai un petit creux à 4h, c’est prêt à 4h30 top chrono), leur efficacité (ils me calent rapidementJ) et surtout… pour leur TEXTURE que j’adore ! Je ne mesure jamais les ingrédients, mais ceci est à peu près le ratio. Si vous augmentez la dose de beurre et réduisez celle de lait, vous aurez une texture moins proche du pain et plus proche d’un biscuit.
... La meilleure façon de les grignoter? On les fend en deux, on les recouvre de beurre, de confiture ou de Nutella, puis on les trempe dans du chocolat chaud ou dans une tasse de lait frais !
Pour une dizaine de biscuits :
- 300g de farine
- 1 ½ cuillerées à café de levure chimique
- 2 grosses pincées de sel
- 65g de beurre fondu
- 220 ml de lait
1- Préchauffer le four à 200°C. Dans un saladier, mélanger la farine, la levure et le sel. Ajouter le beurre fondu et le lait, peu à peu, jusqu'à ce que la pâte se tienne sans attacher aux doigts.
2- Malaxer à la main rapidement, juste le temps de former un pâton d’environ 8 cm de large et de 30 cm de long. Couper le pâton en tranches de 3 cm de large (pas la peine d’utiliser une règle !) et poser les tranches debout, en les espaçant, sur une plaque du four recouverte de papier sulfurisé.
3- Enfourner pendant 20 mn, jusqu'à ce que les scones soient très légèrement dorés. Déguster pendant qu’ils sont encore chauds.
mardi 12 juin 2007
Mini Soufflés aux Légumes en Feuilles de Phyllo

Voici la version "nutritive" de la recette qui m'a fait gagner un petit concours de cuisine... mais j'ai aussi essayé avec des ingrédients un peu plus caloriques (voir notes en italique), comme de la crème, du fromage non-allégé et 5 oeufs entiers... Et on peut varier à l'infini les légumes de la recette, par exemple en remplaçant le brocoli par de l'oignon vert émincé, etc. A vous de voir... Quoi qu'il en soit, j'adore ces petites soufflés qui "en jettent" tout en étant si simples à préparer !
Ingrédients pour 18 soufflés:
- 12 feuilles de phyllo (qui ne contient que farine, eau et sel, alors que la feuille de brick comporte aussi de l'huile)
- 1 petite tasse remplie d’huile d’olive, pour en enduire les feuilles
- 2 œufs + 3 blancs d’œufs (ou 5 oeufs entiers)
- 100 ml de lait demi-écrémé (ou de crème liquide)
- 1 tasse de mozzarella et/ou parmesan allégé (ou pas allégé !), râpé
- 6 à 9 fleurettes de brocoli, précuit (ou ½ oignon vert, coupé en fines rondelles)
- ½ poivron rouge, coupé en très petits dés
- ½ piment doux, émincé
- 1 oignon moyen, haché
- 1 pincée de poivre rouge
- 1 pincée de sel, poivre, noix de muscade
- 1 cuillerée à café de thym, d'origan ou d'herbes de Provence
+ Un moule à muffins de 18 emplacements (taille moyenne).
Pour la salade, mélanger :
- 75g de petites feuilles de jeune laitue
- 5 radis ronds coupés en fines tranches
- 3 cuillerées à soupe de ciboulette hachée
Pour la vinaigrette, mélanger :
- 1 ½ cuillerée à soupe de moutarde
- 1 ½ cuillerée à soupe de vinaigre de cidre
- 5 cuillerées à soupe d’huile d’olive
1- Préchauffer le four à 200°C (350°F). Étaler une feuille de phyllo rectangulaire sur une surface de travail et, à l’aide d’un pinceau de cuisine, l’enduire légèrement d’huile d’olive. Recouvrir de 3 autres feuilles en suivant le même principe. Couper les 4 feuilles ainsi superposées en 6 carrés égaux, et les placer dans les moules à muffins comme pour former de petites coupes. Recommencer l’opération deux fois, jusqu'à avoir 18 « mini-coupes » en feuilles de phyllo. Enfourner pendant 5 minutes. Laisser tiédir dans les moules à muffins.
2- Battre deux œufs dans un bol. Ajouter le lait, le fromage râpé, les poivres, le sel et la noix de muscade. Battre les 3 blancs en neige ferme dans un autre bol, puis les incorporer au mélange œufs -lait -fromage.
3- Remplir les mini -coupes de feuilles de phyllo avec les légumes, une petite cuillerée à la fois, sans oublier d’ajouter quelques fleurettes de brocoli dans chaque coupe. Ajouter le mélange œufs- fromage, par cuillerées aussi. Décorer chaque coupe avec quelques petits légumes. Remettre au four pendant 15-20 minutes à 200°C, jusqu'à ce que l’intérieur soit gonflé et doré. Servir chaud ou tiède sur une assiette de salade.
Health Food Contest 2007
Je ne pouvais pas ne pas l'écrire dans mon blog: j'ai gagné un concours de cuisine... mon premier! D'accord, c'était un petit concours de rien du tout organisé ce dernier mardi 29 mai par l'endroit ou mon homme travaille (le jury venait quand même de l'extérieur), mais… laissez-moi mes illusions, please!
Le but du jeu était de présenter un plat à la fois bon à la santé (entendez : nutritif et pauvre en sucres et en graisses) et délicieux. Apres m'être fouillé les méninges pendant toute une soirée, j'ai pensé à ces feuilles de phyllo fines et craquantes qui rappellent un peu la pâte feuilletée sans être aussi caloriques, et je me suis dit: pourquoi ne pas faire des sortes de petites quiches aux légumes? -eh bien les voici. Je leur ai donné le nom un peu gonflé de « soufflés », les ai accompagnées d'une petite salade (qui s'était un peu flétrie sous la vinaigrette maison au moment de prendre la photo...), et elles ont parait-il fait l'unanimité du côté des juges qui ont complètement nettoyé leur assiette dès la fin du concours :) Récompense: un beau ruban bleu (oui Mandy, comme dans la Petite Maison dans la prairie! Le ruban rouge pour la deuxième place, à titre d’information) et un certificat d'achat de $50 dans mon magasin préféré... Yeah !
lundi 11 juin 2007
Chocolate Chip Cookies (La recette)
Voilà... Ces cookies sont parfaits (bien sur, je vais pas dire le contraire, teehee !), car non seulement ils croustillent mais l'interieur est chewy (traduction: moelleux et fondant)... ce sont LES MEILLEURS !!! Ma recette de base est en "cups" et "teaspoons", alors pour être sure de bien traduire, j’ai mesuré tous mes ingrédients dans les cups que j’utilise habituellement puis les ai transvasés dans une balance en grammes :
Pour deux douzaines environ :
- 100g de beurre doux
- 45g d’huile végétale
- 100g de sucre blond / cassonade
- 150g de sucre blanc
- 1 cuillerée à café d’extrait de vanille liquide
- 2 œufs moyens
- 340g de farine
- 50g de noix de coco en paillettes
- 5g (1 cuillerée à café rase) de bicarbonate de soude
- 1 pincée de sel
- 100g de chocolat noir à dessert coupé en petits carrés
1- Dans un grand saladier, mélanger les deux sortes de sucre. Ajouter le beurre et l’huile, d’abord avec une cuillère en bois, puis battre le tout au mixer jusqu'à former une sorte de crème (ne pas battre plus longtemps que nécessaire).
2- Ajouter la vanille liquide, toujours en battant, puis les œufs, un à la fois.
3- Dans un autre récipient, mélanger la farine, la noix de coco pailletée, le sel et le bicarbonate de soude.
4- Verser peu à peu ce mélange dans la « crème » formée par le beurre, le sucre et les œufs, en incorporant avec la cuillère en bois. Ajouter les morceaux de chocolat.
5- Préchauffer le four à 180 C. Former des boules de pâte de la taille de balles de golf (la pâte doit être légèrement collante mais facile à mettre en boules. Si elle est trop molle et impossible à manier, ajouter un peu de farine). Placer sur une plaque recouverte de papier sulfurisé et enfourner pendant 12 minutes environ, ou jusqu'à ce que les cookies soient craquelés et légèrement dorés (commencer à vérifier l’allure de vos cookies à partir de 8 ou 10 minutes de cuisson).
6- Laisser refroidir sur la plaque pendant une minute, puis transférer les cookies sur une grille pour qu’ils sèchent et finissent de refroidir (à ce stade ils vont être mous pendant quelques minutes... Ne pas les toucher!). Conserver dans une boite en plastique hermétique.
NB: Vous pouvez remplacer le chocolat noir par du chocolat blanc ou au lait, ou même des morceaux de barres au chocolat et au caramel genre Milky way ou Snikers selon ce que vous aimez, ou ajouter des amandes ou des noix de pecan dedans... Et même les transformer carrément en Chocolate Chocolate Chip Cookies, ou cookies tout chocolat!
Si pour diverses raisons vos cookies ne tournent pas comme sur ma photo... Essayer les trucs que je suggère dans mon article "A propos des chocolate chip cookies", comme: réduire le beurre et augmenter le taux de farine s'ils sont trop plats, réduire le temps de cuisson s'ils sont trop durs...
Et aussi : Un p'tit coucou a Valerie qui a bien voulu essayer cette recette avec du chocolat blanc... sur son joli blog de cuisine, "Mes Recettes d'Ici et d'Ailleurs"... Merci a toi, Val ! Allez vous aussi lui rendre une petite visite, sa cuisine le merite !
A propos des Chocolate Chip Cookies
D’abord, quelques faits (avant de livrer la recette)...
« Cookies » est la traduction américaine pour nos « biscuits » français. Et tout comme une recette ayant simplement pour titre « Biscuits » veut à la fois tout dire et rien dire en France, « cookie » est un terme très général qui englobe une variété incroyable de recettes. Je vais parler ici du Chocolate Chip Cookie, ou cookie aux pépites de chocolat.
Autre chose importante... Nos façons différentes de mesurer les ingrédients rendent la conversion des recettes plutôt ardue. Nous utilisons le gramme et le litre comme unités de mesure... Nos amis Américains, eux, ne font rien comme tout le monde : ils utilisent les « cups », « tablespoons » et « teaspoons ». J’explique. Le mot « cup » se traduit littéralement par « tasse ». C’est une unité intéressante qui prend en compte non pas le poids, mais le volume. En gros, ça veut dire que 1 cup remplie d’eau égale un peu plus de 200 ml d’eau, 1 cup de sucre fera aussi 200g... par contre, vous imaginez qu’1 cup remplie de beurre ou de pépites de chocolat n’a pas tout a fait le même poids qu’1 cup de fromage râpé ou de noix de coco hachée... C’est le même principe pour les « teaspoons » et « tablespoons » (cuillère à thé et cuillère à soupe).
Faire des cookies américains en France...
... C'est toute une alchimie!! Lors de ma dernière visite en France, j’avais promis à ma famille que j’allais leur faire « goûter aux meilleurs cookies du monde ». Nous avons commencé à rassembler tous les ingrédients ; ça a été délicat de débusquer une boite de bicarbonate de soude et pour ce qui est du sucre brun, je n’en ai carrément pas trouvé et ai fini par le remplacer par de la cassonade.
Finalement tout a été prêt ; je me suis installée et, l’air expert, ai commencé à préparer la pâte en suivant exactement ma recette, sous l’œil attentif de tous les anciens de la tribu. Pourtant, lorsque les cookies de la première fournée sont sortis, tout étalés, j’ai mal contenu mon ébahissement. Je suis restée plantée devant comme une imbécile pendant 5 minutes à essayer de comprendre...
Pour sauver les autres fournées j’ai rajouté de la farine au pif jusqu'à ce que la consistance me semble bonne, et le reste a bien tourné –pas tout à fait aussi épais et moelleux que je l’aurais voulu, mais tout le monde les a adorés, y compris nos invités (nous avions une grande réunion de famille ce jour-là :). Petit test (eh oui, j'apprends de mes erreurs): si la pâte à cookies vous colle aux doigts comme de la pâte à choux, pas de souci, vous pouvez sans remords rajouter de la farine, une cuillérée à la fois, jusqu'a ce que vous soyiez capable de faconner de jolies boules.
Que s’était-il passé ? La réponse est venue d'elle-même : tes ingrédients, ma chère. Examinons-les un par un...
- Le bicarbonate de soude. Vieux comme le temps, et je n’exagère pas. Faute d’avoir des recettes pour l’utiliser plus souvent, il provenait de cette même boite qui avait fait ses allers et retours entre la cuisine et la salle de bain depuis ma tendre adolescence... Pas étonnant si l’agent gonflant à l’intérieur était mort depuis longtemps.
- J’avais utilisé de la cassonade qui est plus sèche et apparemment plus sucrée que le sucre brun américain. Petite leçon : aux USA, en plus du sucre blanc en poudre, les sucres les plus populaires dans les cookies ou autres desserts sont : le sucre brun sombre (dark brown sugar) et celui que j’utilise souvent, le sucre brun clair, ou blond (light brown sugar). Dans la plupart des cas, ils ont un taux d’humidité beaucoup plus élevé que les sucres roux ou cassonade françaises (la preuve en est que si on presse un peu de « soft light brown sugar » dans une tasse, on peut le démouler comme un petit pâté de sable). C’est cette humidité qui contribue à l'obtention du moelleux dans les cookies.
- Pour la farine, j’avais utilisé le sachet que mes parents avaient. C’était une farine de blé normale, pas « à gâteaux », mais j’ai déjà entendu dire que les farines françaises et américaines n’étaient pas les mêmes... Il va falloir que j'étudie le sujet :)
- Le beurre de chez mes parents (pas demi-sel) a bien meilleur goût que celui qui se trouve dans mon réfrigérateur en ce moment, mais il est plus gras, moins crémeux, ce qui fait qu’il fond beaucoup plus complètement et rapidement. Mais cela, je ne l’ai compris qu’après coup !
- Les œufs. Je ne les voulais pas trop petits, mais à vouloir bien faire j’ai fini par les choisir trop gros. Des œufs moyens conviennent bien à cette recette, pour ne pas trop liquéfier la pâte.
Le mot de la fin
Les Cookies Americains ne sont pas toujours aussi faciles à réaliser qu'on le croit, car contrairement aux biscuits prédécoupés, ils ne prennent leur forme définitive que dans le four... On en fait des boules de pâte, puis, selon les ingrédients qui les constituent ils vont s'aplatir, gonfler, se craqueler... Il ne leur faut que quelques minutes au four (entre 8 et 15, rarement plus sinon ils deviendront trop durs), à condition que le four ait été bien préchauffé. A la sortie, ils seront encore mous: c'est normal. Il faut leur laisser le temps de sécher à l'air libre, sur une grille. Quand ils ont assez refroidi (ne pas attendre que les pépites de chocolat aient séché !), on les enferme dans une boite hermétique afin qu'ils conservent leur moelleux pendant plusieurs jours. Et maintenant pour la recette, c'est par ici.
Il faut bien (re)commencer quelque part...
Eh bien voila, j'ai déménagé moi aussi :) Avec tous les jolis blogs que j'avais sous les yeux ici, je n'ai pas pu résister a donner un relooking au mien!
Pour les présentations maintenant: On va m'appeler Auralyn -pourquoi pas, c'est relativement proche de mon vrai nom. Poster mon info sur le net me flanque la trouille pour l'instant, alors on verra plus tard, quand je déciderai d'être brave... Je suis une p'tite Française mariée depuis deux ans et partie suivre mon grand mari dans son pays natal: les États-Unis. Nous avons eu une adorable petite fille le 25 décembre dernier, et j'aime beaucoup ma vie en ce moment!
Et puis, la cuisine... on va dire que cette p'tite passion que j'ai commencé a développer depuis que j'étais toute gamine a fini par m'envelopper ces dernières années, encouragée par les acclamations de mon homme (c'est un enthousiaste de nature: il est Américain) et peut-etre aussi par le fait qu'il est assez simple de passer pour une bonne cuisinière au pays du hamburger (LOL, si mes mes amis ici m'entendaient :).
Alors voila, il me semblait que je devais faire une sorte d'intro -sans doute une réminiscence de vieille étudiante- mais je vais arrêter de faire ma pompeuse et passer aux choses moins sérieuses :)
Cliquer ici pour le "profil de l'auteur" :)
dimanche 10 juin 2007
Sauces, Condiments, Epices et Assaisonnements
Beurre maison aromatisé (miel / ciboulette et poivre rouge / graines de pavot / sucre et cannelle)
Sauce au beurre et aux oignons, pour artichauts
Sauce légère crème et citron pour concombres
Sauce crémeuse pour chips à l'artichaut et aux épinards (artichoke- spinach dip)
Pains et Bases
"Hamburger Buns", ou pain pour hamburgers
Pain sans petrissage et sans levain de Jim Lahey, comme chez le boulanger !
Pâte brisée (pour tartes sucrées)
Pâte brisée (pour tartes salées)



